ARME MEDIEVALE : LE GOEDENDAG

Arme simple, économique mais redoutée, le godendac utilisé aux XIIIe et XIVe siècles est devenu célèbre lors de la bataille des Eperons d'or grâce à sa terrible efficacité face aux chevaliers.

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Cette arme est composé un bâton d'environ 1,5 m à 2 m de long et 10 cm de diamètre, plus épais à l'extrémité et muni d'une pointe en fer et d'une virolle. Le goedendag pouvait être utilisée de deux manières, comme gourdin ou comme épieu et était suffisamment solide pour bloquer l'attaque d'un chevalier en armure ou un cheval.


L'origine du nom "godendag" n'est pas claire. Les Flamands eux mêmes l'appellent "gepinde staf" (littéralement bâton à l'aiguille). Le nom "goedendag" vient d'une chronique en français de l'époque, "La Branche des royaux lingnages" de Guillaume Guiart (mort après 1316), "Godendac". Il viendrait du celte dag signifiant dague, goed signifiant bon, goedendag serait littéralement bonne dague. Il y aurai une autre explication sur l'origine du nom. Les soldats flamands frappaient leur adversaire au cou, assurant une mort instantanée. C'était également le seul point ou l'armure pouvait être facilement percée. La tête de l'homme ainsi touché se penchait en avant, comme pour dire bonjour. Les Flamands auraient donc trouvé amusant d'appeler l'arme "bonjour" ou "goedendag".

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Le goedendag a souvent été confondu avec d'autres arme de fantassin, dont l'étoile du matin qui était un fléau d'armes dont la masse était sphérique ou cylindrique et hérissée de pointes.
De nouvelles armes furent développées et ont supplanté le godendac dont l'usage prit fin au XVe siècle.

 

Pieter de Schodt

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